Paris 11e · cave de pressages originauxMar–Sam 11h–19h30 · Dim 14h–18h
12 mars 2026 · Claire Lefèvre

Lire une matrice sans se tromper

L’étiquette ment parfois. La gravure dans le sillon de sortie, presque jamais — encore faut-il savoir ce que l’on lit.

Sillon de vinyle en lumière rasante

On incline le disque sous une lampe. Entre le dernier sillon et l’étiquette, une bande mate : le dead wax. C’est là que l’usine a laissé le numéro de matrice, parfois un stamper, parfois les initiales d’un ingénieur.

Un original Columbia des années 50 n’écrit pas comme une réédition européenne de 2010. Les lettres sont souvent poussées à la main, irrégulières. Une police trop nette, trop centrée, doit faire lever un sourcil.

On note aussi le poids. Un pressage américain d’époque est souvent plus lourd qu’une réédition économique. Ce n’est pas une preuve seule — c’est un indice que l’on croise avec l’adresse du label et le papier de la pochette.

À la cave, rien n’est vendu « original » si la matrice et l’étiquette se contredisent. Le doute reste en réserve. Mieux vaut un client qui revient qu’une fiche trop sûre.

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